Opus 14 - Programmes

 

Debussy Impressionniste

Debussy marque une rupture avec la forme musicale classique. Sa musique se distingue par une architecture secrète mais souveraine: inspirée parfois des musiques orientales, elle anticipe tantôt le jazz, tantôt la musique contemporaine, mais n'exprime souvent que son propre mystère. Les thèmes sont épars, disséminés, les recherches harmoniques audacieuses, les nuances infinies et les rythmes complexes. Ses œuvres sont avant tout sensorielles, elles visent à faire éprouver à l'auditeur des sensations particulières en traduisant en musique des images et des impressions précises.

Effectif: Chœur de femmes, Harpe, Flûte et Piano

 

Haydn, Beethoven: Musiques pour Chœurs et Piano

La musique chorale est très présente dans la tradition germanique et l’Oratorio, né au XVIIème siècle en Italie, devient une forme musicale que ces grands musiciens du début du XIXème siècle utilisent dans leurs compositions artistiques. La Création remporta un vif succès et Haydn décida d’écrire à la suite son autre grand oratorio Les Saisons, œuvre qui lui demandera beaucoup d’efforts : il écrira en 1808, un an avant sa mort que la composition de cette œuvre lui avait cassé les reins. Beethoven, le grand novateur de la symphonie, composa de grandes œuvres chorales : la Missa Solemnis, l’oratorio "Le Christ au Mont des oliviers" dont certains passages rappellent des chœurs de la Création ; il utilise aussi les textes profanes de ces contemporains et met en musique  les vers de Goethe pour sa cantate Mer calme et jour heureux.

Effectif: 14 Chanteurs et Piano

Poulenc, Stravinsky: Voix du XXème siècle

Le programme est constitué d’œuvres contrastées: Poulenc dit avoir composé ses motets « tragiques » pour un temps de pénitence en pensant à Victoria, compositeur espagnol du XVe qu’il admirait tant. Stravinsky, l’auteur du « Sacre du printemps », lui aussi grand admirateur des anciens polyphonistes de la Renaissance, compose dans un premier temps, pour la liturgie orthodoxe, trois chœurs mixtes religieux d’écriture très austère entre 1926 et 1934. Trente ans plus tard il composera une « Anthem » d’après un texte de son ami et poète T.S. Eliot. La musique est tout aussi ascétique mais cette fois-ci Stravinsky adapte à sa pièce vocale les procédés d’écriture du langage harmonique sériel très inspiré de l’écriture d’Arnold Schoenberg.

Effectif: 20 Chanteurs a capella